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Les nouvelles

Les Oiseaux de Passage à Tournus

les-oiseaux-de-passageLes Oiseaux de Passage, après avoir accompagné la soirée de Chevagny du 23 février 2014, seront à Tournus, le dimanche 2 mars à 17h00 à l’Auditorium du Musée Greuze.

Ci-dessous l’annonce du spectacle et ici le dépliant des spectacles à Tournus pour le 1er semestre 2014.

Le printemps montre le bout de son nez, et hop ! Ils sont de retour !

Dimanche 2 mars à 17h00 à l’Auditorium du Musée Greuze – Tournus

 

Les Oiseaux de Passage, avec leurs chansons engagées, poétiques et même parfois rigolotes.

Du Allain Leprest, du Rémo Gary, un peu de Brassens, de Barbara, des textes ciselés, de la guitare, de la contrebasse, du mélodica, du trombone, du ukulele, du banjo !

avec

  • Jacqueline Meunier (chant, guitare,…)
  • Vincent Moinet (guitare, banjo, chant mais pas trop…)
  • Pierre Philibert (contrebasse, trombone…)

 

Réservation conseillée : 03 85 27 03 26 ou animation@tournus.fr

Soirée Chansons et Textes

soiree chansonSoirée Chansons et Textes

dimanche 23 février 2014 à 18h
au Gîte de Chevagny sur Guye

avec les Oiseaux de Passage et d’autres Oiseaux qui ont envie d’ouvrir leur bec …

en fin de soirée, dînette (chacun apportant sa contribution : quiche, tarte, salade…)

Entrée : Participation « au chapeau »

 

Soirée Josette

fly-josettesoloAfin de ragaillardir les plus frileux, une soirée conviviale, pas triste et pleine d’histoires dans la Maison en bois, autour de Josette, ce « sacré personnage ».

Samedi 25 janvier, à 20h00
La Maison en Bois
chez Petrus,
71300 Marigny

Information et réservation : 03 85 24 61 91

Pour déguster la soupe chaude, apporter bol et cuillère.

En fin de soirée, dédicace du livre dont Josette est l’héroïne, La Peuilleu, de Patrick Grégoire.

La Peuilleu

Le récit de Josette est un grand succès.

Vous pouvez commander le livre par l’intermédiaire de l’association Antipodes qui a permis à ce livre de voir le jour, grâce au bon de commande en suivant ce lien. (le livre sur le site de l’association)

Quelques extraits pour vous donner envie :

. L’ENFANCE

« Quand la vie s’accouple avec l’enfer, il faut cracher leurs embryons. » Elle se souvenait de cette phrase du médecin du sanatorium en guettant, tapie dans son affût, au bord de cet étang estonien, la mère grèbe qui étouffait son oisillon en lui enfonçant dans le bec un petit poisson. « Crachez ! », lui disait-on. Elle avait tant craché, chaque jour, pendant neuf mois, dans ce sanatorium, le temps d’accoucher d’une nouvelle elle-même, tant craché qu’elle sentait encore sur ses lèvres des traces de petits morceaux de bronches. « Humez cette odeur de bronche morte, disait le médecin. Vous sentez ?

– Heu…

– Souvenez-vous-en. C’est l’odeur de la mort qui vous fuit. La mort chassée par votre instinct de vie qui gronde, là, au plus profond. Ça gargouille. Vous entendez ?

– Heu…

– C’est là que ça lutte. Au plus profond de vos tripes. C’est une lutte tripale. Une lutte rabelaisienne. Vous ne connaissez pas Rabelais ? Vous devriez tenter Rabelais. La lecture de Rabelais augmente l’optimisme de vie. La tripe respectable est rabelaisienne. La tripe respectable refuse de vivre avec un poumon mité par la misère. Elle a besoin d’air la tripe respectable. Elle a besoin de poumons sains. De poumons qui savent briser les griffes de la misère entre leurs côtes. Qui savent mettent de l’air entre les côtes et les misères. Entre les côtes et les mères qui appellent leur fille « la Peuilleu ». Elle vous appelait vraiment la Peuilleu ?

– Oui…

– Vous savez d’où vient « Peuilleu » ?

– Ma prononciation. Je prononçais qu’les « peu » pis les « leu »…

– De pouilleux ça vient. Votre mère vous insultait à chaque fois qu’elle prononçait votre nom. Et même si elle ne le savait pas, vos poumons, eux, le savaient… Et ils se sont conformés à l’image qu’on leur imposait. Ils sont devenus des peuilleux. Vos tripes, non. Vos tripes ont su que vos poumons se trompaient. L’intuition rabelaisienne, ça. Vous devriez lire Rabelais. Vos tripes ont renaudé. Vous les entendez ? Elles m’approuvent. Elles ont renaudé. « Dehors le mité » elles ont dit. Elles vous ont sauvée parce que vous avez toujours cuisiné, parce que vous les avez fortifiées, parce qu’elles vous en sont reconnaissantes. Continuez à cuisiner en évitant de truffer vos plats de petits morceaux de bronches. Comment ça « Comment faire ? » Vous le savez ! Vous ne voulez pas le savoir mais vous le savez ! Pour commencer, si quelqu’un a le malheur de vous appeler « Peuilleu », vous lui collez un grand coup de rouleau à pâtisserie dans les dents. S’il a encore le courage de dire « a va pas non » vous l’achevez à la fourchette au couteau à la casserole à l’écumoire, etc., je vais vous signer une ordonnance d’autorisation d’achèvement. Il sert à quoi qu’on vous soigne, vos tripes et moi, si on vous appelle encore la Peuilleu quand vous sortez et que vos poumons répondent « Ah bon encore ? Bon d’accord ! », et qu’ils se laissent miter ? Faites-moi une promesse : le premier qui vous appelle la Peuilleu, vous lui faites remonter les roustons à travers les tripes jusque dans les amygdales, compris ? Comment ça « oui mais » ? Je ne veux pas de mais. Vous entendez vos tripes qui gargouillent ? C’est un gargouillis d’approbation. Victor Hugo… vous connaissez Victor Hugo ? Vous devriez lire Hugo. La lecture d’Hugo augmente l’espérance d’intelligence. Hugo a écrit « Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent. » Pour lutter, faut de la tripe. Ceux qui luttent sont ceux qui ont de la tripe. Tant que ça gargouille, ça espère. Tant que ça gargouille, ça crache la mite qui mine la bronche mitée. Evacuez la bronche morte avec cette pince. »

Elle se voyait serrer sur sa lèvre la bronche mitée dans les bras de la pince à épiler, laisser tomber le morceau empuanti dans les toilettes et tirer la chasse. « Ensuite ? » interrogeait le médecin. Elle sortait de son sac un bâton de rouge. Elle frottait la pointe de son bâton sur ses… « Non, ne frottez pas. La brute frotte. L’inspirée oint. Oignez. Effacez toute trace de mort sous les pigments gras de votre bâton rouge de fée Gargouille. » Les pigments gras faisaient luire deux lèvres brillantes comme des astres qui, nuit après nuit, tentaient d’échapper aux incisives qui les rongeaient par temps dépressionnaire. Les pigments rouges dessinaient deux lèvres sensuelles qui tentaient de regarder devant elles. Qui tentaient de s’ouvrir, s’étendre, s’alanguir. Par temps d’impatience, et elle avait gardé de la Peuilleu une impatience chronique, elle tirait ses lèvres vers l’avant. « Du calme disait le médecin. Faites de vos lippes des alliées. Comme de la tripe. Souvenez-vous : tripes et lippes qui s’lient débilitent la mite qui mine. Bon exercice d’articulation, ça. Répétez. Ça vous changera des peu et des leu.

– Tripes… et… lippes… qui… s’lient… dé…bilitent… la mite… qui mine.

– Vous entendez ? Vous savez dire bien plus que peu leu. Ensemble, vous et moi : tripes et lippes qui s’lient débilitent la mite qui mine. Vous voyez le combat ? La tripe qui remonte la mite sur la lippe, qui la crache. Crachez-moi un joli morceau. Voilà… »

La Peuilleu, Patrick Grégoire, Éditions Orphie, 2013.

L’extrait est issue du site de l’écrivain, Patrick Grégoire : patrickgregoire.over-blog.com/la-peuilleu

La Peuilleu – dédicace

Josette dédicacera son récit, La Peuilleu, au Super U de Saint-Bonnet-de-Joux, samedi 23 novembre 2013. Qu’on se le dise !

Epicerie

Les Producteurs de la Petite Guye

Le magasin est ouvert aux horaires suivants :

  • mercredi : 16h00-19h30
  • vendredi : 16h00-19h30

Piscine Daniel Decerle

Aujourd'hui mardi 26/05,
la piscine Daniel Decerle à La Guiche est fermée

Plus d'informations : Communauté de Communes du Clunysois

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L’édito

Un nouveau départ

Chevagny-sur-Guye est non seulement un joli petit village de campagne avec de nombreuses randonnées ou visites possibles, c’est aussi un village où il se passe de nombreuses choses. Depuis son lancement en 2010, lechevabignien.com témoigne des différentes activités ou passions des habitants de ce village.

Le site fait peau neuve pour continuer de donner, à nos visiteurs, l’envie de venir à Chevagny pour ses spectacles, ses expositions, ses animations, peut-être aussi l’envie de venir y habiter ou y installer son activité, ou tout simplement l’envie de se balader sur les nombreux chemins qui passent par le village.

Dans un monde qui se transforme, nous croyons au développement de nos campagnes et à l’importance d’une économie locale. Nous pensons que nos agriculteurs, si essentiels à nos paysages et à notre alimentation, saine et de qualité, doivent non seulement être fiers du travail qu’ils font, mais doivent pouvoir vivre décemment de celui-ci. C’est pourquoi il est aussi essentiel que des jeunes puissent s’installer et vivre dans les villages, comme c’est le cas chez nous.

Le monde dans lequel nous vivrons demain reste à inventer. Il sera très différent de ce que nous avons connu. Notre conviction est qu’il doit être fait de partage et de solidarité, il doit être construit sur le respect et la diversité, il doit se vivre dans le débat et dans l’échange.

C’est déjà ce qui anime les habitants de Chevagny-sur-Guye,  nous continuerons à le cultiver et à en témoigner. Par exemple, lors de la fête des Nouvelles Passions organisée par le Foyer Rural autour du 15 août, où, pendant plusieurs jours, expositions d’artistes ou d’artisans, spectacles de contes, de théâtre ou de musique, repas et bonne humeur, viennent peupler les rues et les jardins de nos maisons de centaines de visiteurs.

Chevagny-sur-Guye, c’est tout cela : un tout petit village de campagne, dynamique et divers, calme et passionné, stable et ouvert. Ensemble, regardons vers l’avenir !

Tous les éditos…

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