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Les nouvelles

Rallye pédestre de CHISSEY les MACON du 09/06/2012 à 9h

MOMO, Président de « MILLE CHEMINS FAISANT » porte à votre connaissance ce rallye découverte de 5 hameaux et 7 lavoirs (avec pique-nique tiré du sac).

Inscription/accueil (dans la cour de l’école à CHISSEY) : 2 €.

  • Un parcours BLEU 2h30
  • un parcours  ROUGE 3h
  • Un parcours VIOLET 3h30

……nombreux lots (1er prix UN JAMBON).

des rencontres, des expos, un bal folk à 20h à la mairie  ; bière et petite restauration. . . qu’on ce le dise!!!!!

PS : Les participants doivent se munir de quoi écrire!

renseignements 03 85 50 12 77

« CHISSEY  ANIMATION »

Belles de Mai

Un message des Belles de Mai :
Les Belles de Mai se préparent à vous surprendre « en se mettant à table » les 5 et 6 mai 2012 au domaine de Morlay près de St Ythaire.
Au plaisir de vous faire découvrir ce que nous aurons « concocté » pour l’occasion.
Les Belles de Mai

Vivant

Limonov n’est pas, a priori, un personnage sympathique. Président d’un part national-bolchevique en Russie, il apparaît comme le représentant d’une forme de fascisme. Quand on apprend qu’il s’est battu aux côtés des serbes de Milosevic pendant la guerre civile qui a suivi l’éclatement de la Yougoslavie, ce n’est pas l’image d’un héros positif qu’a choisi Emmanuel Carrère pour personnage de son dernier livre, prix Renaudot 2011. Ni, de fait, la tendance que je soutiens.

C’est pourtant un livre qui m’a ému et touché.

Comme dans L’Adversaire, livre sur Bernard Roman qui a assassiné sa famille après l’avoir trompée pendant des années, ou dans D’autres vies que la mienne, son livre précédent, la démarche littéraire d’Emmanuel Carrère n’est pas de porter un regard extérieur sur des personnes ou des évènements, de faire une étude clinique. On est avec le personnage, on évolue avec lui, et on le découvre progressivement, pages après pages.

Là  où l’Adversaire est une construction théorique de Bernard Roman et de ce qui a pu le conduire à tuer sa famille lorsqu’il ne pouvait plus continuer à mentir, Limonov s’appuie à la fois sur les entretiens de Carrère avec Limonov, et sur les livres de Limonov lui-même, puisqu’écrivain, son oeuvre est essentiellement autobiographique (plutôt de qualité, à en croire Carrère).

Pour s’immerger dans le personnage et atteindre une certaine réalité, il faut à Emmanuel Carrère une capacité d’empathie assez extraordinaire. Pour arriver à percevoir, comprendre, interpréter un homme qu’on n’aime pas forcément, il faut être capable de laisser de côté ses sentiments et le besoin de juger. A plusieurs reprises, le livre parle moins de Limonov que de Carrère lui-même, tant il faut d’abord se comprendre et connaître soi-même si on veut pouvoir comprendre les autres. Se comprendre soi-même, comprendre les raisons de ce qu’on ressent face à un acte ou une position de son personnage, se percevoir en relation avec cet acte pour pouvoir le dépasser et pouvoir l’interpréter par rapport à lui et non par rapport à soi. N’oublions pas que le personnage, ici, Limonov, n’est pas un personnage de fiction, mais un être réel qui a réellement vécu les actes qui sont décrit, les a raconté et qu’il est difficile de tricher avec cette réalité là.  N’oublions pas, non plus, qu’il n’est probablement pas anodin que le personnage soit un russe et que la période concernée soit celle de la fin de l’Union soviétique, lorsque la  mère d’Emmanuel Carrère est une spécialiste reconnue de l’ex-URSS.

La dimension politique est notamment très présente à la fin du livre. Elle apporte un éclairage inhabituel sur Gorbatchev, et sur Poutine, leur rôle et ce qu’ils ont apporté à la Russie. Cette approche a été une surprise et m’a semblé assez en décalage avec l’image que les européens ont gardé de cette période. Cette leçon d’histoire n’est certainement pas un élément négligeable du livre.

Il y a un sujet, un auteur, un personnage, mais pour que l’alchimie d’un livre fonctionne, il faut un lecteur.

A côté de la vie (romanesque) de Limonov, du style d’Emmanuel Carrère, de l’arrière plan historique et politique, les interrogations spirituelles de Carrère et de Limonov ont trouvé un écho très fort avec mes propres réflexions. C’est probablement un élément important des raisons qui m’ont fait aimé ce livre.

Au-delà de cet élément personnel, les dernières pages, que je ne dévoilerai pas, tant elles illustrent la méthode Carrère, dans ce dialogue à 3 entre le personnage, l’auteur et son fils pour trouver une fin « acceptable » au roman, justifient la lecture de Limonov, le livre d’Emmanuel Carrère.

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Réalité

J’ai lu quelques part que s’il fallait n’avoir lu qu’un seul livre, il faudrait que cela soit Les Bienveillantes de Jonathan Littell.

J’avoue ne pas être loin de partager cet avis.

Première raison à cela, la description de la 2ème Guerre Mondiale et de l’extermination des juifs, vu du côté allemand. 70 ans après, la guerre, la « solution finale », la bataille de Stalingrad sont devenus des concepts théoriques. La réalité quotidienne que décrit Littell, aussi bien dans la crudité de son exposé des conditions de regroupement et d’extermination des juifs, que dans la relative douceur dela vie à Berlin à la fin de la guerre, ne doit pas être oubliée.

La grande force de  Littell est de ne pas avoir choisi un pur salaud comme personnage principal et narrateur. L’homme, sans envergure, plutôt opportuniste, a plus la capacité a se laisser porter par les évènements et les rencontres que par sa volonté de prendre des postes et grimper dans la hiérarchie.

C’est un nazi, c’est certain. Il ne remet jamais en cause le bien-fondé de la politique de Hitler,  des actions d’extermination auxquelles il participe et qu’il organise.

Mais, c’est aussi un être humain, avec ses faiblesses (il est homosexuel) et ses peurs.

Certains lecteurs ont trouvé inappropriées les scènes décrivant la sexualité (crue) du personnage, ses relations avec sa soeur, ou ses cauchemars et fantasmes.

Je pense, au contraire, que sans ce procédé, nous aurions pris trop de distances avec le personnages, et serions resté dans la construction théorique dont je parlai au début de cette note.

2ème raison de faire de ce livre l’un des principaux romans à lire et à garder, c’est sa qualité romanesque. Arrivé au bout des 400 premières pages, là où d’habitude les autres romans se terminent, on se demande comment les 1000 pages qui restent vont pouvoir conserver l’attention du lecteur, continuer de nous étonner et de nous intéresser,  et ne pas nous lasser à force de répétitions. Rien de tout cela. Voilà un livre de 1400 pages (en édition de poche) qui se lit facilement, et sans ennui. De France, à Berlin, de Stalingrad à la mer noire, en Pologne ou ailleurs, l’histoire allemande de la seconde guerre mondiale, vue par Max Aue, le narrateur, nous remet en mémoire, sans aucune complaisance, et avec un grand réalisme, l’horreur de la politique d’extermination des juifs menée par les nazis.

A lire, pour ne pas oublier, pour que la réalité ne disparaisse pas derrière un concept.

PS : on peut toujours relire HHhH, le livre de Laurent Binet sur Heydrich qui reste aussi nécessaire et complémentaire après la lecture de Littell, et auquel j’avais consacré une note il y a quelques mois.

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L’édito

Un nouveau départ

Chevagny-sur-Guye est non seulement un joli petit village de campagne avec de nombreuses randonnées ou visites possibles, c’est aussi un village où il se passe de nombreuses choses. Depuis son lancement en 2010, lechevabignien.com témoigne des différentes activités ou passions des habitants de ce village.

Le site fait peau neuve pour continuer de donner, à nos visiteurs, l’envie de venir à Chevagny pour ses spectacles, ses expositions, ses animations, peut-être aussi l’envie de venir y habiter ou y installer son activité, ou tout simplement l’envie de se balader sur les nombreux chemins qui passent par le village.

Dans un monde qui se transforme, nous croyons au développement de nos campagnes et à l’importance d’une économie locale. Nous pensons que nos agriculteurs, si essentiels à nos paysages et à notre alimentation, saine et de qualité, doivent non seulement être fiers du travail qu’ils font, mais doivent pouvoir vivre décemment de celui-ci. C’est pourquoi il est aussi essentiel que des jeunes puissent s’installer et vivre dans les villages, comme c’est le cas chez nous.

Le monde dans lequel nous vivrons demain reste à inventer. Il sera très différent de ce que nous avons connu. Notre conviction est qu’il doit être fait de partage et de solidarité, il doit être construit sur le respect et la diversité, il doit se vivre dans le débat et dans l’échange.

C’est déjà ce qui anime les habitants de Chevagny-sur-Guye,  nous continuerons à le cultiver et à en témoigner. Par exemple, lors de la fête des Nouvelles Passions organisée par le Foyer Rural autour du 15 août, où, pendant plusieurs jours, expositions d’artistes ou d’artisans, spectacles de contes, de théâtre ou de musique, repas et bonne humeur, viennent peupler les rues et les jardins de nos maisons de centaines de visiteurs.

Chevagny-sur-Guye, c’est tout cela : un tout petit village de campagne, dynamique et divers, calme et passionné, stable et ouvert. Ensemble, regardons vers l’avenir !

Tous les éditos…

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