Les nouvelles
Conférence Méditerranées en mouvement – 3/11/2011
Le Centre de Conférences Internationales de Cluny – ENSAM pour inaugurer les conférences de la saison 2011-2012 qui se dérouleront au centre Arts et Métiers ParisTech Cluny de novembre à mai, propose en collaboration avec Cluny chemin d’Europe et l’Université rurale du clunisois :
Méditerranées en mouvement
avec Makram ABBES
Jeudi 3 novembre 2011
20 h – Foyer des Griottons – CLUNY
Depuis quelques mois, le monde arabe est traversé par une vague de révoltes qui a conduit à des changements de régimes dans trois pays (Tunisie, Egypte, et Lybie) et qui continue d’en menacer d’autres (Yémen, Syrie). Ce qui a été baptisé le « Printemps arabe » en référence au « Printemps des peuples » qui a secoué l’Europe il y a un siècle et demi mérite d’être considéré comme l’un des événements majeurs de ce début du XXIe siècle.
Car outre ses conséquences internes sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, le « Printemps arabe » produit des effets immédiats sur les pays occidentaux ayant des liens historiques et intenses avec la région, sans parler de ses dimensions humaines et universelles. Comment lire ces événements, et quelles sont leurs implications sur le plan politique et géopolitique?
En présentant les faits les plus saillants, le conférencier cherchera à les interpréter à partir de leurs significations profondes et des différentes problématiques qu’ils soulèvent (révoltes ou révolutions ? sécularisation ou retour du religieux ? progrès ou recul ?).
Makram Abbès est Maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon. Il est spécialiste de philosophie morale et politique, et travaille notamment sur les thèmes du gouvernement et de la guerre dans les traditions textuelles de l’Islam classique (textes juridiques, textes philosophiques et Miroirs des princes). Islam et politique à l’âge classique, Paris, PUF, 2009 fait partie de ses publications récentes.
Crise
« Peut-on savoir sans avoir vécu ? », c’était le thème d’une dissertation de philosophie que j’ai eu à rédiger en Terminale.
Que pouvons-nous savoir de la faim (en Afrique), de la pauvreté (dans le Nord) ou de la guerre (en 1940) puisque nous ne l’avons pas vécue ?
Comme je crois à la diffusion du savoir par le livre et les médias, je crois, si on est ouvert, que l’on peut toucher une réalité au travers d’un texte. A condition que l’auteur respecte son sujet. C’est cette réalité que j’ai découverte dans plusieurs livres ces derniers mois, notamment HHhH de Laurent Binet ou D’autres vie que la mienne d’Emmanuel Carrère.
Avec Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas, c’est la réalité des emplois précaires, des vies fracassées par la crise économique qui nous est décrite.
Autant le dire immédiatement, il y aurait certainement une certaine indécence à partager la vie des sans-emplois pendant quelques mois, tel que l’a fait Florence Aubenas, alors qu’on sait très bien qu’on peut en sortir à n’importe quel moment, si l’auteur ne savait pas s’effacer devant ces femmes et ces hommes dont elle croise le chemin, et les restituer dans toutes leur humanité.
Curieusement, ce récit n’est ni pesant ni triste. Il s’exprime toujours une certaine joie de vivre, certains moments de légèreté et de rires, ces quelques instants que l’on vole à l’adversité, tous ces rêves que l’on a et qui font que l’on peut continuer, malgré tout.
Jours de fatigue, levée à 4 heures du matin, couchée au milieu de la nuit, jours de course, où il faut finir en quelques heures le nettoyage qu’il faudrait deux fois plus longtemps pour respecter le contrat, jour de lutte, où l’on se souvient du passé ouvrier d’une France industrielle.
A lire pour comprendre la réalité de la France d’aujourd’hui, à lire avant de voter en 2012, à lire pour refuser le décalage entre une société qui valorise l’argent, la réussite, la compétition, où tout est permis au nom du profit immédiat, sans regarder tout les sans-nom qui permettent de faire tourner la société, sans comprendre que la paupérisation des classes populaires et, bientôt, des classes moyennes, est intrinsèque au capitalisme.
Merci Florence, merci à toutes ces femmes, de nous le rappeler.
Extrait
Sans que cela soit dit, nous savons que le distributeur [de boissons] n’est pas pour nous, il appartient à un monde du travail auquel nous n’avons pas accès, celui où on décroche son portable quand il sonne et où on ne calcule pas le temps que ça prendra d’aller aux toilettes.
Florence Aubenas, Le quai de Ouistreham, Points, 2011
[amazon_link asins=’2757824449′ template=’ProductGrid’ store=’monpresident2-21′ marketplace=’FR’ link_id=’e32d6e86-ffa9-11e6-a343-b72c9b0c27ea’]
Votez pour vos passions 2012
Pour préparer les passions 2012, nous avons souhaité que chacun puisse proposer ses passions.
Il suffit pour cela de répondre au questionnaire en cliquant sur le lien ci-dessous.
Mes passions 2012 : sondage fermé
Let’s prepare 2012 Chevagny’s passions. Each one can propose his own passions.
Just follow the link below.
My 2012 passions: survey closed
Film « Equateur des volcans à l’océan »
Lectures
La bibliothèque du Docteur Lise de Mona Thomas, édition Stock La forêt
Parler de la souffrance m’a toujours semblé être une douleur rajoutée rarement comprise.
J’ai vécu dans ma vie de soignante ce débordement humain où il est difficile de trouver des ressources;
J’ai aussi rencontré des « personnes cultes » , infirmières, médecins, professeurs, qui ne s’effaçaient pas devant la difficulté.
Attentifs à ces tout et rien qui font la complexité des hommes, ils sont présents, limpides et souvent doux.
Cette beauté-là est décrite dans « la bibliothèque du docteur Lise » . Ses ressources sont aussi multiples et variables que les livres qu’elle contient et qu’elle cite face à ses interrogations .Elle nous invite à chercher à notre tour ce compagnonnage des pensées écrites;
Mais c’est l’alliance de la connaissance, de l’écoute, de l’observation et de la formation trouvée dans ce livre qui est à l’origine de la médecine dont nous rêvons tous.
A lire et à relire.
[amazon_link asins=’2234069394′ template=’ProductGrid’ store=’monpresident2-21′ marketplace=’FR’ link_id=’6dac6814-ffa9-11e6-ac04-d7433ddb1856′]
Antoine et Isabelle roman de Vincent Borel, édition Sabine Wespieser.
La vie d’un couple avec en fond l’évolution politique de l’Espagne au siècle dernier . La réalité quotidienne des gens du peuple et , en parallèle celle des industriels lyonnais .
Découverte d’une réalité terrible vécue par des gens qui se battent pour leurs idées . Découverte aussi de l’accueil fait par la France d’alors aux réfugiés espagnols.
Livre très dense où chaque personne évolue selon sa classe sociale dans laquelle les choix peuvent diverger et créer des oppositions inatendues.
Marie-Noelle a fiat un gros travail sur cette oeuvre et nous en parlera mieux que moi.
[amazon_link asins=’2757823507′ template=’ProductGrid’ store=’monpresident2-21′ marketplace=’FR’ link_id=’8621b256-ffa9-11e6-806d-81e7d919b259′]
Marthe et Mathilde de Pascale Hugues, édition les arènes
Un siècle de vie de deux amies alsaciennes . Comme leur province , elles sont déchirées entre le « germain » et le « français » . Après la guerre de 70 où l’Alsace se reconstruit sous le règne des prussiens, la fin de la guerre 14-18 propulse brutalement cette province dans une France très vengeresse. Les « pro allemands » sont refoulés au delà du Rhin . En 39, c’est l’inverse, ce sont les »pro-français » qui sont éliminés . Puis , en 1945 retour en France. Ces deux femmes restent de vraies amies quelques soient les rejets politiques . Elles se construisent des vies familiales sur des modes différents et racontent leurs épreuves à leurs petits enfants. Histoire et sentiments y sont intimement mêlés et rendent le récit très vivant et facile à lire.
[amazon_link asins=’2352040906′ template=’ProductGrid’ store=’monpresident2-21′ marketplace=’FR’ link_id=’9811d50b-ffa9-11e6-b774-4f23e6e80a6e’]
Passions 2011 – Les photos de la journée du 15 août

9 passions, 22 arrêts dans le village, autant de rencontres et d’instants de convivialité en cette journée du 15 août où Chevagny partage ses passions !
Retour en images sur cette journée.
Les 9 passions
1 – LA PASSION DE L’OBJET ET DE SON HISTOIRE
Les collections, l’objet utilitaire ou oublié, les voitures anciennes…
2 – LA PASSION DU JARDIN, DES PLANTES ET DES FLEURS
A la rencontre de quelques jardins de Chevagny ; et à la découverte des roses anciennes avec « la Clé de la Rose » de Cluny
3 – LA PASSION DE L’ECRITURE, DU CONTE ET DU RECIT
Atelier d’écriture (inscription nécessaire), présentations de contes et récits.
4 – LA PASSION DES GOURMANDISES ANGLAISES
Chutneys et bonbons écossais
Peinture, sculpture, photographie…une douzaine d’exposants dans le village
L’atelier chansons vous offre la possibilité d’interpréter vos airs favoris avec un accompagnement musical.
7 – LA PASSION DU BIO ET DES PRODUITS NATURELS
Présentation de produits, débats et échanges.
Interventions musicales dans tout le village, petits concerts.
Les aventures personnelles, le séjour, l’humanitaire… Récits, débats et rencontres.
Une journée qui aura permis au nombreux visiteurs d’admirer
Les épouvantails qui le décoraient
de se retrouver grâce au fléchage mis en place par les organisateurs
et de déguster plats et boissons à sa buvette.
Les 22 animations de le village
Parcourez en images les rues du villages en cliquant sur chacun des 22 cercles verts numérotés pour voir les photos des participants.

Passions 2011 – Contes et voyages
Comme un retour en arrière…
(« …je me retournerai souvent… » – Apollinaire)
Quelques échos de cette journée du 15 août concernant la Grange Clément, qui accueillait pour l’occasion deux des thèmes au programme de Chevagny partage ses Passions : la Passion de l’Ecrit, du Conte et du Récit et la Passion du Voyage.
Durant plus de cinq heures, des conteurs et voyageurs se sont présentés, à la rencontre d’un public plus nombreux d’heure en heure (la matinée avait été plus difficile sur cet aspect). Un public attentif et chaleureux, dans lequel on avait espéré plus d’enfants. Mais qu’importe, ceux qui étaient là n’avaient certes pas égaré en chemin leur âme d’enfant, ni leur capacité d’écoute !
Pour la première des Passions, les quatre conteuses membres du collectif « les Dégivreurs », puis Gérard S. et enfin, Marie France M. se sont succédés, alternant « Contes pour les Petits et les Grands », « Contes de chez nous… et d’ailleurs », « Trois aventures de Mer » et « l’Outre histoire » (ce dernier conte conduisant les spectateurs près du pont sur la Petite Guye puis sur le chemin du bois).
Pour la seconde, Anne-Marie P., Michel R. et Josette G. nous ont rapporté de fortes impressions de leurs voyages au Maroc, au Sénégal et en Estonie (à la recherche des oiseaux migrateurs).
Il ne nous manquait donc que Marie-Noëlle, mais qui reviendra bientôt chargée de ses souvenirs de Chine et du Tibet, souvenirs que l’on écoutera certainement l’année prochaine !
Le sentiment qui nous en reste : celui d’une formidable proximité d’esprit entre les Voyages et les Contes, comme s’ils étaient issus d’une même famille. Les Contes, on le sait bien, sont comme un coffret recouvert d’un miroir ou d’une eau noire et scintillante, coffret dans lequel on cachera nos souvenirs et nos peurs ; quant aux Voyages, nous avions souhaité, avec ma bonne amie Josette, entendre des expériences qui changent la personne ou révèlent la personnalité. Or, pour les deux Passions, ceux qui les exprimaient ayant accepté de se présenter avec leurs fragilités, les Contes tout autant que les Voyages sont apparus comme des révélateurs d’émotions, de souvenirs tendres ou douloureux, enfouis (volontairement ou non) au fin fond de nous-mêmes…
Alors, je crois bien que la journée fut belle et bonne !
Passions 2011 – Les textes de l’atelier d’écriture
Quelques textes, comme premiers échos de l’Atelier d’Ecriture, animé par Martine Petrini-Poli, réuni à l’occasion de Chevagny partage ses passions. Le groupe a travaillé durant cette journée sur deux thèmes : « Larguez les amarres » et « Choses qui gagnent à être emportées, choses qui… etc… » Ces textes (et d’autres) ont été présentés au public dans la Grange Clément, aussitôt après les « Contes pour les Petits et les Grands » par les Dégivreurs et avant « l’Outre histoire », conte avec Marie-France Marbach. Rappelons enfin que ce groupe se réunit durant l’année à la Maison du Terroir de Genouilly.
Larguez les amarres
Naufrageur belliqueux libre de toutes amarres,
le flibustier, illustre chasseur de marées,
embarque sur un ketch armé de noirs canons.
Il part pour les îles vierges chercher un trésor légendaire.
Blanches voiles gonflées tirant à perdre haleine
sur des winchs usés et grinçants
emportant son navire sur des flots écumeux.
Un exocet écailleux s’égare sur le pont ciré.
Loin des terres verdâtres, loin des limons brunâtres,
le navigateur sauvage espère un horizon doré.
Le cacatois se déchire.
Le flibustier noir se noie dans un lugubre désespoir,
le flibustier noir disparaît dans l’Océan rouge …
Joël CAYOS
Choses qui gagnent à être emportées :
. une valise pour emporter les choses qui gagnent à être emportées
. un crayon pour lister les choses qui gagnent à être emportées
. un souvenir de vacances de l’année passée
. une pelle et un seau pour ne pas oublier les vacances de son enfance
. les crèmes anti-moustiques pour oublier les moustiques
. le smocking et des cartes postales écrites et timbrées
Choses superflues :
. un maillot de bain et un parasol
. des crèmes à bronzer et anti-brûlures
. les effets vestimentaires inhérents à tout voyage
– Choses à oublier :
. le carnet d’adresses des parents et amis
. la bouée
. les chaussettes noires
. les chaussures de ski
. les téléphones portables
Choses dont il faut se méfier :
. le rêve de la jeunesse éternelle
. les promesses de l’aube
. les promesses du loueur
Choses dont il est bon de se souvenir
. son adresse pour le retour
. son âge réel
Choses qui se glisse dans le sac :
. le chat.
Joël CAYOS
Poème autour de « Larguer les amarres »
Fuite d’espèce iodée
Longue vue d’horizon
Corfou joue du violon
Sous un soleil salé

Albatros rouge sang
Valium des temps venus
Se dilue dans l’océan cru
Tirades d’écailles d’argent
Santa Maria pleine de lunes
Ta tunique blonde triste
Bout du monde d’Ulysse
Rejoint la Baie des Cochons
Brigitte FEVRE (atelier écriture Genouilly)
Faire sa valise en imaginant
- Chose qui gagne à être emportée
- Chose superflue
- Chose à oublier
- Chose dont il faut se méfier
- Chose dont il est bon de se souvenir
- Chose qui se glisse dans le sac

Alors…. Surtout ne pas oublier ma grenouille gonflable et mes tongs en mohair.
Mon pyjama bleu avec des vagues dessus et une otarie noire.
Pas besoin de mon peigne, ni de ma pelle à tarte sablée.
Attention à mon envie de rester chez moi au calme,
et oublier de partir, vers ces lieux inconnus remplis de tsunamis.
Me souvenir de mes anciennes noyades accidentelles
et prendre ma deuxième grenouille en plastic rose !
Enfin sortir de chez moi et monter dans la navette qui m’emportera vers la mer de glace !
Youpiiiiii !
Brigitte FEVRE (atelier écriture Genouilly)
Epicerie
Les Producteurs de la Petite Guye
Le magasin est ouvert aux horaires suivants :
- mercredi : 16h00-19h30
- vendredi : 16h00-19h30
Piscine Daniel Decerle
Aujourd'hui mardi 26/05,
la piscine Daniel Decerle à La Guiche est fermée
Plus d'informations : Communauté de Communes du Clunysois
Foyer Rural
- Aucune réunion à venir ... pour le moment
Événements à Chevagny
- Aucune réunion à venir ... pour le moment
S’abonner aux évènements
Pour vous abonner aux évènements, copier l'URL suivante dans votre agenda : https://lechevabignien.com/feed/eo-events/
L’édito
Un nouveau départ
Chevagny-sur-Guye est non seulement un joli petit village de campagne avec de nombreuses randonnées ou visites possibles, c’est aussi un village où il se passe de nombreuses choses. Depuis son lancement en 2010, lechevabignien.com témoigne des différentes activités ou passions des habitants de ce village.
Le site fait peau neuve pour continuer de donner, à nos visiteurs, l’envie de venir à Chevagny pour ses spectacles, ses expositions, ses animations, peut-être aussi l’envie de venir y habiter ou y installer son activité, ou tout simplement l’envie de se balader sur les nombreux chemins qui passent par le village.
Dans un monde qui se transforme, nous croyons au développement de nos campagnes et à l’importance d’une économie locale. Nous pensons que nos agriculteurs, si essentiels à nos paysages et à notre alimentation, saine et de qualité, doivent non seulement être fiers du travail qu’ils font, mais doivent pouvoir vivre décemment de celui-ci. C’est pourquoi il est aussi essentiel que des jeunes puissent s’installer et vivre dans les villages, comme c’est le cas chez nous.
Le monde dans lequel nous vivrons demain reste à inventer. Il sera très différent de ce que nous avons connu. Notre conviction est qu’il doit être fait de partage et de solidarité, il doit être construit sur le respect et la diversité, il doit se vivre dans le débat et dans l’échange.
C’est déjà ce qui anime les habitants de Chevagny-sur-Guye, nous continuerons à le cultiver et à en témoigner. Par exemple, lors de la fête des Nouvelles Passions organisée par le Foyer Rural autour du 15 août, où, pendant plusieurs jours, expositions d’artistes ou d’artisans, spectacles de contes, de théâtre ou de musique, repas et bonne humeur, viennent peupler les rues et les jardins de nos maisons de centaines de visiteurs.
Chevagny-sur-Guye, c’est tout cela : un tout petit village de campagne, dynamique et divers, calme et passionné, stable et ouvert. Ensemble, regardons vers l’avenir !
Tous les éditos…



5 – 